Guide du calculateur thermique
Composer une paroi couche par couche, puis lire ce qu’elle vaut : isolation, humidité, été et carbone.
À quoi sert le calculateur
Il montre ce que vaut une paroi avant de la construire : la chaleur qu’elle laisse passer, l’eau qui peut s’y former, son comportement en été et le carbone de ses matériaux.
Vous composez la paroi couche par couche, de la pièce vers l’extérieur. À chaque changement, tout se recalcule : les chiffres, la coupe et les jauges.
Il s’adresse aux architectes, aux entrepreneurs, aux poseurs et aux particuliers qui préparent un projet. Il sert à comparer des compositions et à comprendre ce que change chaque couche.
Il contient 145 produits, rangés en 11 catégories, et 30 modèles de départ : 13 systèmes NBS, une proposition et 16 murs existants seuls.
Le calculateur ne dit pas qu’un matériau est bon ou mauvais. Il dit ce que vaut cette paroi, à ce lieu, et pourquoi. Chaque résultat vient avec sa raison écrite.
Le calcul et tous les résultats sont ouverts à tous, sans compte. Seuls l’enregistrement, le rapport, l’impression et les téléchargements demandent un compte du site NBS (section 08).
Composer une paroi, pas à pas
Six gestes suffisent. L’ordre compte peu : tout se recalcule à chaque changement.
Partez d’un modèle
Dans « Partir d’un modèle », choisissez un système NBS ou un mur existant seul. La proposition est rangée avec les systèmes NBS : son nom finit par « (proposition) ». Au départ, le calculateur charge le système « Mur Chanvre Sec ».
La carte du modèle affiche sa description, ses points de vigilance s’il en a, et un lien vers « La fiche du système ». Si vous avez déjà modifié la paroi, l’outil demande avant de la remplacer : « Remplacer » ou « Garder ma paroi ».
Choisissez le type de paroi
Mur, mur à lame d’air ventilée, toiture, plancher sur sol, plafond sur local non chauffé, plancher entre étages ou cloison. Le type dit ce qu’il y a de l’autre côté : le dehors, le sol, une cave ou une autre pièce chauffée.
Composez les couches, de la pièce vers l’extérieur
La première couche est celle qui touche la pièce. Le bouton produit de chaque couche ouvre un arbre Catégorie › Famille › Produit, avec une recherche par nom, marque ou famille.
Les flèches montent ou descendent une couche ; la corbeille la retire. « Ajouter une couche » en insère une nouvelle. Une paroi garde au moins une couche.
Indiquez les épaisseurs
En millimètres, entre 0 et 3 000. Une liste propose les épaisseurs courantes du produit. Une couche à 0 mm reste dans la liste mais sort du calcul : elle est marquée « hors calcul ».
Marquez l’existant et l’ossature
Cochez « existant » pour une couche déjà en place : elle compte pour l’isolation et l’humidité, mais pas pour le carbone, puisqu’il n’y a rien à fabriquer.
« Ossature » ajoute des montants dans une couche : profil, largeur, entraxe, profondeur et côté. À l’ajout : 45 mm tous les 600 mm, côté pièce. La largeur ne peut pas dépasser l’entraxe. Une ossature déjà construite se coche aussi : elle ne compte pas dans le carbone, et l’isolant n’occupe que la place qu’elle laisse.
Situez le projet et choisissez le climat
Tapez une commune ou un code postal, puis « Situer ». Choisissez « Aujourd’hui » ou « En 2050 », et l’humidité intérieure. La section suivante explique ces trois réglages.
Les lames d’air
Une lame d’air est une couche comme une autre, dans la catégorie « Lames d’air ». Non ventilée, elle compte par sa résistance (EN ISO 6946). Faiblement ventilée, elle compte pour moitié. Fortement ventilée, elle et tout ce qui est au-delà sortent du calcul du U et de l’humidité ; leur carbone reste compté, et l’outil le dit dans ses alertes.
Partez du modèle le plus proche de votre cas, puis changez une seule chose à la fois : un produit, une épaisseur, le lieu. Vous voyez alors ce que chaque choix apporte.
Le lieu et le climat
Le climat n’est pas une valeur forfaitaire : c’est celui du lieu, mois par mois.
Tapez une commune ou un code postal, puis « Situer ». La recherche passe par le service de cartes OpenStreetMap ; le calculateur ne lui envoie que le texte tapé. Il prend ensuite le climat de 2015 à 2024 reconstitué par la NASA (NASA POWER), sur la maille de sa grille la plus proche du lieu.
Sans adresse, il calcule au climat de Bruxelles, sans région connue. Hors de la Belgique et de ses abords, il refuse le lieu : il n’invente aucun climat, et le lieu précédent reste en place.
La région et l’exigence PEB
Le lieu donne aussi la région. Le calculateur compare le U de la paroi à l’exigence PEB de cette région. Sans région connue, il retient la plus stricte des trois.
| Région | Exigence PEB (U maximal, W/m²K) | Repère 2050 |
|---|---|---|
| Wallonie | 0,24 pour toutes les parois | 0,20 |
| Bruxelles-Capitale | 0,24 pour les murs et les toitures ; 0,30 pour un plancher sur sol ou sur local non chauffé | 0,20 (repère wallon : Bruxelles n’en publie pas) |
| Flandre | 0,24 ; aucune exigence pour une isolation ajoutée par l’intérieur d’un mur existant | 0,24 |
Le repère 2050 n’est pas une exigence : c’est un cap. L’onglet « Normes » donne la source et la portée de chaque valeur.
Aujourd’hui ou en 2050
« Aujourd’hui » : le climat du lieu, de 2015 à 2024. « En 2050 » : le même climat, réchauffé mois par mois de l’écart retenu par Bruxelles Environnement, de +1,1 à +2,5 °C selon le mois, et de +2,2 °C pour la chaleur d’été. L’humidité relative ne change pas.
Pour un mur ou une toiture, l’onglet « Normes » soumet la paroi à trois épreuves au climat de 2050 : l’isolation face au repère 2050, l’eau qui doit repartir dans l’année, et la chaleur d’été. Il le résume en un mot : « Robuste en 2050 », « Adaptable » (une seule épreuve manquée sur trois), « Sous conditions » ou « Fragile ». Pour un sol ou un plafond de cave, seule l’épreuve de l’isolation s’applique.
L’humidité intérieure
Trois choix, selon l’EN ISO 13788 : « Logement ventilé (classe 2) », le cas courant et le réglage de départ ; « Occupation inconnue (classe 3) », le choix prudent quand la ventilation est douteuse ; « Très humide (classe 4) », hors du logement ordinaire.
De l’autre côté de la paroi
La pièce est toujours à 20 °C. De l’autre côté, le type de paroi décide : le dehors pour un mur ou une toiture ; la moyenne annuelle du lieu sous un plancher sur sol ; une température à mi-chemin entre la pièce et le dehors dans une cave ; 20 °C pour un plancher entre étages ou une cloison.
Sous un plancher ou dans une cave, l’humidité de l’air n’est pas connue : celle du dehors la remplace, et la jauge Humidité est marquée « estimation ».
Lire les quatre jauges
Quatre jauges disent ce que vaut la paroi. Chacune donne un chiffre, un mot et une forme : la couleur ne fait qu’appuyer.
Le haut de l’écran les résume dans « En bref » : la note générale, le U, puis une ligne par jauge avec son mot. « Voir le détail des jauges » mène aux quatre jauges. Sur téléphone, « En bref » passe au-dessus des réglages.
- Bon Une coche : le critère est rempli.
- À surveiller Un triangle : le résultat tient, mais un point demande votre attention.
- Insuffisant Une croix : le critère n’est pas rempli.
- Sans objet Un tiret : la jauge ne s’applique pas à cette paroi. Elle ne compte pas dans la note.
Les quatre jauges se lisent dans le même sens : le mieux est à droite. Chacune montre sa valeur, son mot sur une pastille et une échelle avec des repères écrits. Quand la barre juge, ses zones sont écrites en toutes lettres sous elle : elle se lit sans la couleur. Humidité et Été montrent aussi les critères qui décident le mot, marqués « oui » ou « non ». Une phrase commence par le mot et dit pourquoi. Une barre hachurée ne juge pas : le mot vient alors des critères. Le mot « estimation » signale qu’une valeur estimée entre dans le résultat.
Isolation
Le coefficient U, en W/m²K : la chaleur qui traverse la paroi. Plus il est bas, mieux la paroi isole.
- Bon U égal ou inférieur à l’exigence PEB de la région ; en Flandre, pour une isolation ajoutée par l’intérieur, au repère de 0,24.
- À surveiller au-dessus, jusqu’à 0,45.
- Insuffisant au-delà de 0,45.
- Sans objet cloison et plancher entre étages : aucune exigence PEB.
Repères écrits sur l’échelle : l’exigence PEB, le repère 2050 et le passif (0,10).
Humidité
L’eau qui se forme dans la paroi au fil des mois, en kg/m² (EN ISO 13788, méthode mensuelle), et le risque de moisissure sur la surface côté pièce (fRsi).
- Bon l’eau repart dans l’année, au plus 1 kg/m², et fRsi atteint le minimum exigé et le repère belge de 0,70.
- À surveiller l’eau repart, mais plus de 1 kg/m², ou fRsi se situe entre le minimum exigé et 0,70.
- Insuffisant l’eau ne repart pas dans l’année, ou fRsi est sous le minimum exigé.
- Sans objet paroi entre deux espaces chauffés.
Le minimum exigé pour fRsi dépend du lieu et de la classe d’humidité. Il est écrit sous la jauge et peut dépasser 0,70.
Été
Le déphasage : le temps que met la chaleur du dehors à traverser la paroi. Et l’écart de température côté pièce, le jour le plus chaud du lieu.
- Bon 12 h ou plus, ou côté pièce ± 1 °C au plus.
- À surveiller au moins 8 h, sans atteindre le Bon.
- Insuffisant moins de 8 h.
- Sans objet planchers, plafonds et cloisons, qui ne reçoivent ni soleil ni vague de chaleur du dehors.
Au-delà de 24 h, la jauge s’arrête à 24 h.
Carbone
Le carbone de fabrication des couches neuves (A1-A3), en kg CO2e/m², carbone biogénique inclus.
- Bon 0 ou moins.
- À surveiller jusqu’à 20.
- Insuffisant au-delà de 20.
- Sans objet mur existant seul, rien à fabriquer ; ou une valeur carbone manque, et la jauge ne juge pas une somme partielle.
Le stock de carbone biogénique (EN 16449) est montré à part, jamais retranché.
L’onglet « Humidité » montre aussi un diagramme de comparaison (DIN 4108-3), à un régime fixe, différent du climat du lieu : 20 °C et 50 % dedans, −5 °C et 80 % dehors. Selon la classe d’humidité, ce régime est plus dur ou plus doux que le climat du lieu. Le diagramme peut afficher « À confirmer en dynamique » quand la jauge dit « Bon », ou « Aucune condensation » quand elle dit « Insuffisant ».
Le verdict, c’est la jauge : elle calcule au climat du lieu, mois par mois. Le diagramme sert à comparer et à repérer où la vapeur se condense.
La note en étoiles
Une note sur 5 résume les jauges. Sa règle est simple, et l’outil l’écrit à chaque fois.
| Règle | Ce qu’elle veut dire |
|---|---|
| Les points | Bon vaut 2 points, À surveiller 1, Insuffisant 0. |
| Sans objet | Une jauge « Sans objet » ne compte pas, ni pour ni contre. |
| Le calcul | Les points sont divisés par le maximum possible, ramenés sur 5, puis arrondis au demi-point. |
| Le minimum | Il faut au moins 3 jauges jugées sur 4. Sinon, l’outil affiche « — » et dit pourquoi. C’est le cas d’une cloison, où seul le carbone se juge. |
Isolation Insuffisant, Humidité À surveiller, Été Bon, Carbone sans objet. Cela fait 0 + 1 + 2 = 3 points sur 6, soit 2,5 étoiles sur 5. La phrase sous les étoiles le dit en toutes lettres.
Le mot « estimation » près des étoiles signale qu’une jauge jugée repose sur une valeur estimée.
La note aide à comparer deux parois d’un coup d’œil. Elle ne remplace pas la lecture des jauges : une paroi à 4 étoiles peut avoir un point faible qui compte pour votre projet.
D’où viennent les valeurs
Chaque valeur dit d’où elle vient. Rien n’est inventé : ce qui est estimé est marqué comme tel.
| Mot affiché | Ce qu’il veut dire |
|---|---|
| Documenté | Valeurs relevées sur la fiche technique du fabricant. Ce que la fiche ne donne pas vient de la famille, et la ligne « Source » de la fiche le dit. |
| Référence | Valeurs de référence de la famille de matériau. |
| Estimation (à valider) | Valeurs estimées, à confirmer. |
Le carbone a sa propre preuve, dite à part : « Documenté (EPD) », « Référence (ÖKOBAUDAT) » ou « Estimation (à valider) ». Un produit peut avoir une conductivité tirée de sa fiche et un carbone estimé : chaque preuve est écrite.
Dans les données du 9 octobre 2026, sur 145 produits : 28 ont des valeurs documentées, 115 des valeurs de référence et 2 des valeurs estimées. Pour le carbone : 24 sont documentés, 14 viennent d’une référence et 107 sont estimés.
Lire la fiche d’un produit
Le bouton « Fiche » de chaque couche ouvre la fiche du produit : marque, famille, conductivité λ, masse volumique ρ, chaleur massique c, résistance à la vapeur μ, carbone de fabrication (A1-A3), part biosourcée, épaisseurs courantes, origine des valeurs, source, agrément et déclaration environnementale (EPD). Elle dit aussi si le produit est distribué par NBS.
Sous « Source du carbone », une phrase dit d’où vient le chiffre. Quand le document est en ligne, « lire la source » l’ouvre : vous pouvez vérifier vous-même.
Quand aucune déclaration n’est retenue pour le produit (il n’y en a pas, elle a expiré ou elle ne vaut que pour une épaisseur), le carbone vient d’une famille de matériau, d’un produit voisin, d’un calcul de composition ou, pour quelques produits, de l’ancienne version de l’outil, sans origine écrite. C’est un ordre de grandeur, à valider. La jauge Carbone le signale par le mot « estimation » et nomme les produits concernés.
Le détail, onglet par onglet
Au-dessus des jauges, la coupe et les chiffres. En dessous, six onglets montrent comment le résultat est obtenu.
La coupe dessine la paroi à l’échelle, de la pièce (à gauche) vers l’extérieur (à droite). La ligne noire est la température dans la paroi au mois le plus froid. Chaque catégorie de matériau a son motif et sa teinte, nommés sous la coupe ; une couche existante est plus pâle. Un plan de condensation y est écrit en toutes lettres. Un lecteur d’écran lit aussi la coupe sous forme de tableau.
Les chiffres : neuf tuiles pour le U, la résistance R, l’épaisseur, le poids, la valeur sd, l’eau dans la paroi, le déphasage, l’amortissement et la surface côté pièce. La valeur sd se lit en mots : « Très ouverte à la vapeur » (2 m ou moins), « Ouverte à la vapeur » (6 m ou moins), « Freinée » (20 m ou moins) ou « Fermée à la vapeur ». La surface côté pièce est « Chaude au toucher » à 18 °C ou plus, « Tempérée » à 17 °C ou plus, « Froide au toucher » en dessous.
| Onglet | Ce qu’on y trouve |
|---|---|
| « Couches » | Les valeurs de chaque couche (épaisseur, λ, ρ, μ, R, sd), l’origine des valeurs et la preuve du carbone. Et la règle de l’isolant équivalent : chaque couche et la paroi ramenées à une épaisseur d’isolant de λ 0,040, avec ce qu’il manque pour chaque seuil. |
| « Humidité » | L’eau dans la paroi, mois par mois, en graphique et en tableau. Pour un mur ou une toiture, le diagramme de comparaison DIN 4108-3. |
| « Été » | Déphasage, amortissement, amplitude côté pièce, jour le plus chaud du lieu, jours par an au-dessus de 25 °C et de 30 °C. |
| « Carbone » | Fabrication (A1-A3), stock de carbone biogénique montré à part, part biosourcée, valeurs estimées. |
| « Normes » | L’exigence PEB et le repère 2050 de la région du lieu (des trois régions sans adresse), avec leur source et leur portée. Et l’épreuve « Adaptée à 2050 ? ». |
| « Hypothèses et sources » | Les hypothèses du calcul, ses alertes, les valeurs estimées, les méthodes, le climat et les limites. |
Enregistrer, imprimer, télécharger
Le calcul est ouvert à tous. Garder une trace demande un compte du site NBS.
| Accès | Ce qu’il permet |
|---|---|
| Sans compte | Composer une paroi, voir tous les résultats. |
| Avec un compte | « Enregistrer » et « Mes parois » : vos parois rangées par dossier, à rouvrir ou à supprimer. « Rapport », « Imprimer » et « Télécharger » : le rapport en fichier HTML, ou le tableau des couches en CSV. |
Le compte
Le calculateur n’a pas de compte à lui : c’est celui du site NBS. Si vous en avez un, ouvrez le calculateur depuis nbsdistribution.eu/calculateur, cliquez sur « Enregistrer » ou sur « Rapport », puis sur le bouton de connexion : votre paroi revient ensuite. Sinon, la page de connexion propose une demande d’accès (« Pas encore client ? »), prévue pour les professionnels du négoce. Si votre navigateur refuse le stockage des sites, la paroi en cours peut se perdre pendant la connexion.
Ouvert directement, hors du site NBS, le calculateur propose le lien « Ouvrir nbsdistribution.eu/calculateur ».
Le rapport et le tableau
Le rapport porte votre nom et la date. Il reprend la paroi, les points de vigilance du système, la composition, les quatre jauges, les chiffres, les normes, le carbone, les hypothèses et les valeurs estimées. Il rappelle qu’il ne remplace pas une étude PEB.
Le tableau CSV donne une ligne par couche, avec la preuve de chaque valeur, la preuve du carbone et la source, puis une ligne de synthèse.
Les limites, en toute honnêteté
Un outil utile dit ce qu’il ne fait pas. Voici ses limites ; la plupart sont écrites dans l’onglet « Hypothèses et sources ».
Ce n’est pas une étude PEB. C’est un outil d’orientation. Il ne remplace ni une étude PEB ni une simulation hygrothermique dynamique.
Les ponts thermiques ne sont pas comptés : chevilles, appuis, jonctions avec les planchers et les baies.
Le terrain sous un sol n’est pas compté. Sa résistance (EN ISO 13370) n’entre pas dans le calcul : le U réel d’un plancher sur sol est meilleur que celui affiché.
L’humidité qui monte du sol et la pluie battante ne sont pas traitées. Seule une simulation heure par heure le fait.
Une lame d’air compte toujours comme dans un mur. Sa résistance est celle d’un flux de chaleur horizontal, même en toiture ou en plancher.
Certaines valeurs sont estimées. Elles sont marquées « estimation » et listées dans l’onglet « Hypothèses et sources ». Le carbone couvre la fabrication (A1-A3), pas tout le cycle de vie.
Les seuils de la jauge Carbone sont des repères de l’outil. 0 et 20 kg CO2e/m² ne viennent pas d’une norme.
Le climat 2050 est un scénario. Il suit l’écart retenu par Bruxelles Environnement, tiré du scénario le plus optimiste du GIEC : un ordre de grandeur pour réfléchir, pas une prédiction. Le réchauffement réel peut être plus fort.
Servez-vous du calculateur pour comprendre, comparer et choisir une composition en amont. Pour engager des travaux ou une demande officielle, appuyez-vous sur une étude PEB et sur un professionnel.
Questions fréquentes
Faut-il un compte pour calculer ?
Non. Le calcul et tous les résultats sont ouverts à tous. Le compte, celui du site NBS, sert à enregistrer, imprimer et télécharger.
Le résultat vaut-il une étude PEB ?
Non. Il aide à choisir une composition avant l’étude, pas à la remplacer.
Pourquoi n’y a-t-il pas de note ?
Il faut au moins 3 jauges jugées sur 4. Une cloison ou un plancher entre étages en a moins : l’outil affiche « — » et le dit.
Pourquoi la jauge et le diagramme DIN ne disent-ils pas la même chose ?
Le diagramme DIN calcule à un régime fixe, pas au climat du lieu. Il sert à comparer et peut dire mieux ou moins bien que la jauge. Le verdict, c’est la jauge.
Mon lieu est refusé.
Le climat n’est connu qu’en Belgique et à ses abords. Ailleurs, l’outil refuse plutôt que d’inventer un climat. Si la commune n’est pas trouvée, essayez le code postal.
Mon produit n’est pas dans la liste.
Choisissez le produit le plus proche dans la même famille et lisez sa fiche : l’origine de ses valeurs y est écrite. Vous pouvez aussi nous écrire.
L’écran est-il en néerlandais ?
Non. L’écran du calculateur est en français. Ce guide existe en néerlandais.
Guide du calculateur thermique
Composer une paroi couche par couche, puis lire ce qu’elle vaut : isolation, humidité, été et carbone.
À quoi sert le calculateur
Il montre ce que vaut une paroi avant de la construire : la chaleur qu’elle laisse passer, l’eau qui peut s’y former, son comportement en été et le carbone de ses matériaux.
Vous composez la paroi couche par couche, de la pièce vers l’extérieur. À chaque changement, tout se recalcule : les chiffres, la coupe et les jauges.
Il s’adresse aux architectes, aux entrepreneurs, aux poseurs et aux particuliers qui préparent un projet. Il sert à comparer des compositions et à comprendre ce que change chaque couche.
Il contient 145 produits, rangés en 11 catégories, et 30 modèles de départ : 13 systèmes NBS, une proposition et 16 murs existants seuls.
Le calculateur ne dit pas qu’un matériau est bon ou mauvais. Il dit ce que vaut cette paroi, à ce lieu, et pourquoi. Chaque résultat vient avec sa raison écrite.
Le calcul et tous les résultats sont ouverts à tous, sans compte. Seuls l’enregistrement, le rapport, l’impression et les téléchargements demandent un compte du site NBS (section 08).
Composer une paroi, pas à pas
Six gestes suffisent. L’ordre compte peu : tout se recalcule à chaque changement.
Partez d’un modèle
Dans « Partir d’un modèle », choisissez un système NBS ou un mur existant seul. La proposition est rangée avec les systèmes NBS : son nom finit par « (proposition) ». Au départ, le calculateur charge le système « Mur Chanvre Sec ».
La carte du modèle affiche sa description, ses points de vigilance s’il en a, et un lien vers « La fiche du système ». Si vous avez déjà modifié la paroi, l’outil demande avant de la remplacer : « Remplacer » ou « Garder ma paroi ».
Choisissez le type de paroi
Mur, mur à lame d’air ventilée, toiture, plancher sur sol, plafond sur local non chauffé, plancher entre étages ou cloison. Le type dit ce qu’il y a de l’autre côté : le dehors, le sol, une cave ou une autre pièce chauffée.
Composez les couches, de la pièce vers l’extérieur
La première couche est celle qui touche la pièce. Le bouton produit de chaque couche ouvre un arbre Catégorie › Famille › Produit, avec une recherche par nom, marque ou famille.
Les flèches montent ou descendent une couche ; la corbeille la retire. « Ajouter une couche » en insère une nouvelle. Une paroi garde au moins une couche.
Indiquez les épaisseurs
En millimètres, entre 0 et 3 000. Une liste propose les épaisseurs courantes du produit. Une couche à 0 mm reste dans la liste mais sort du calcul : elle est marquée « hors calcul ».
Marquez l’existant et l’ossature
Cochez « existant » pour une couche déjà en place : elle compte pour l’isolation et l’humidité, mais pas pour le carbone, puisqu’il n’y a rien à fabriquer.
« Ossature » ajoute des montants dans une couche : profil, largeur, entraxe, profondeur et côté. À l’ajout : 45 mm tous les 600 mm, côté pièce. La largeur ne peut pas dépasser l’entraxe. Une ossature déjà construite se coche aussi : elle ne compte pas dans le carbone, et l’isolant n’occupe que la place qu’elle laisse.
Situez le projet et choisissez le climat
Tapez une commune ou un code postal, puis « Situer ». Choisissez « Aujourd’hui » ou « En 2050 », et l’humidité intérieure. La section suivante explique ces trois réglages.
Les lames d’air
Une lame d’air est une couche comme une autre, dans la catégorie « Lames d’air ». Non ventilée, elle compte par sa résistance (EN ISO 6946). Faiblement ventilée, elle compte pour moitié. Fortement ventilée, elle et tout ce qui est au-delà sortent du calcul du U et de l’humidité ; leur carbone reste compté, et l’outil le dit dans ses alertes.
Partez du modèle le plus proche de votre cas, puis changez une seule chose à la fois : un produit, une épaisseur, le lieu. Vous voyez alors ce que chaque choix apporte.
Le lieu et le climat
Le climat n’est pas une valeur forfaitaire : c’est celui du lieu, mois par mois.
Tapez une commune ou un code postal, puis « Situer ». La recherche passe par le service de cartes OpenStreetMap ; le calculateur ne lui envoie que le texte tapé. Il prend ensuite le climat de 2015 à 2024 reconstitué par la NASA (NASA POWER), sur la maille de sa grille la plus proche du lieu.
Sans adresse, il calcule au climat de Bruxelles, sans région connue. Hors de la Belgique et de ses abords, il refuse le lieu : il n’invente aucun climat, et le lieu précédent reste en place.
La région et l’exigence PEB
Le lieu donne aussi la région. Le calculateur compare le U de la paroi à l’exigence PEB de cette région. Sans région connue, il retient la plus stricte des trois.
| Région | Exigence PEB (U maximal, W/m²K) | Repère 2050 |
|---|---|---|
| Wallonie | 0,24 pour toutes les parois | 0,20 |
| Bruxelles-Capitale | 0,24 pour les murs et les toitures ; 0,30 pour un plancher sur sol ou sur local non chauffé | 0,20 (repère wallon : Bruxelles n’en publie pas) |
| Flandre | 0,24 ; aucune exigence pour une isolation ajoutée par l’intérieur d’un mur existant | 0,24 |
Le repère 2050 n’est pas une exigence : c’est un cap. L’onglet « Normes » donne la source et la portée de chaque valeur.
Aujourd’hui ou en 2050
« Aujourd’hui » : le climat du lieu, de 2015 à 2024. « En 2050 » : le même climat, réchauffé mois par mois de l’écart retenu par Bruxelles Environnement, de +1,1 à +2,5 °C selon le mois, et de +2,2 °C pour la chaleur d’été. L’humidité relative ne change pas.
Pour un mur ou une toiture, l’onglet « Normes » soumet la paroi à trois épreuves au climat de 2050 : l’isolation face au repère 2050, l’eau qui doit repartir dans l’année, et la chaleur d’été. Il le résume en un mot : « Robuste en 2050 », « Adaptable » (une seule épreuve manquée sur trois), « Sous conditions » ou « Fragile ». Pour un sol ou un plafond de cave, seule l’épreuve de l’isolation s’applique.
L’humidité intérieure
Trois choix, selon l’EN ISO 13788 : « Logement ventilé (classe 2) », le cas courant et le réglage de départ ; « Occupation inconnue (classe 3) », le choix prudent quand la ventilation est douteuse ; « Très humide (classe 4) », hors du logement ordinaire.
De l’autre côté de la paroi
La pièce est toujours à 20 °C. De l’autre côté, le type de paroi décide : le dehors pour un mur ou une toiture ; la moyenne annuelle du lieu sous un plancher sur sol ; une température à mi-chemin entre la pièce et le dehors dans une cave ; 20 °C pour un plancher entre étages ou une cloison.
Sous un plancher ou dans une cave, l’humidité de l’air n’est pas connue : celle du dehors la remplace, et la jauge Humidité est marquée « estimation ».
Lire les quatre jauges
Quatre jauges disent ce que vaut la paroi. Chacune donne un chiffre, un mot et une forme : la couleur ne fait qu’appuyer.
Le haut de l’écran les résume dans « En bref » : la note générale, le U, puis une ligne par jauge avec son mot. « Voir le détail des jauges » mène aux quatre jauges. Sur téléphone, « En bref » passe au-dessus des réglages.
- Bon Une coche : le critère est rempli.
- À surveiller Un triangle : le résultat tient, mais un point demande votre attention.
- Insuffisant Une croix : le critère n’est pas rempli.
- Sans objet Un tiret : la jauge ne s’applique pas à cette paroi. Elle ne compte pas dans la note.
Les quatre jauges se lisent dans le même sens : le mieux est à droite. Chacune montre sa valeur, son mot sur une pastille et une échelle avec des repères écrits. Quand la barre juge, ses zones sont écrites en toutes lettres sous elle : elle se lit sans la couleur. Humidité et Été montrent aussi les critères qui décident le mot, marqués « oui » ou « non ». Une phrase commence par le mot et dit pourquoi. Une barre hachurée ne juge pas : le mot vient alors des critères. Le mot « estimation » signale qu’une valeur estimée entre dans le résultat.
Isolation
Le coefficient U, en W/m²K : la chaleur qui traverse la paroi. Plus il est bas, mieux la paroi isole.
- Bon U égal ou inférieur à l’exigence PEB de la région ; en Flandre, pour une isolation ajoutée par l’intérieur, au repère de 0,24.
- À surveiller au-dessus, jusqu’à 0,45.
- Insuffisant au-delà de 0,45.
- Sans objet cloison et plancher entre étages : aucune exigence PEB.
Repères écrits sur l’échelle : l’exigence PEB, le repère 2050 et le passif (0,10).
Humidité
L’eau qui se forme dans la paroi au fil des mois, en kg/m² (EN ISO 13788, méthode mensuelle), et le risque de moisissure sur la surface côté pièce (fRsi).
- Bon l’eau repart dans l’année, au plus 1 kg/m², et fRsi atteint le minimum exigé et le repère belge de 0,70.
- À surveiller l’eau repart, mais plus de 1 kg/m², ou fRsi se situe entre le minimum exigé et 0,70.
- Insuffisant l’eau ne repart pas dans l’année, ou fRsi est sous le minimum exigé.
- Sans objet paroi entre deux espaces chauffés.
Le minimum exigé pour fRsi dépend du lieu et de la classe d’humidité. Il est écrit sous la jauge et peut dépasser 0,70.
Été
Le déphasage : le temps que met la chaleur du dehors à traverser la paroi. Et l’écart de température côté pièce, le jour le plus chaud du lieu.
- Bon 12 h ou plus, ou côté pièce ± 1 °C au plus.
- À surveiller au moins 8 h, sans atteindre le Bon.
- Insuffisant moins de 8 h.
- Sans objet planchers, plafonds et cloisons, qui ne reçoivent ni soleil ni vague de chaleur du dehors.
Au-delà de 24 h, la jauge s’arrête à 24 h.
Carbone
Le carbone de fabrication des couches neuves (A1-A3), en kg CO2e/m², carbone biogénique inclus.
- Bon 0 ou moins.
- À surveiller jusqu’à 20.
- Insuffisant au-delà de 20.
- Sans objet mur existant seul, rien à fabriquer ; ou une valeur carbone manque, et la jauge ne juge pas une somme partielle.
Le stock de carbone biogénique (EN 16449) est montré à part, jamais retranché.
L’onglet « Humidité » montre aussi un diagramme de comparaison (DIN 4108-3), à un régime fixe, différent du climat du lieu : 20 °C et 50 % dedans, −5 °C et 80 % dehors. Selon la classe d’humidité, ce régime est plus dur ou plus doux que le climat du lieu. Le diagramme peut afficher « À confirmer en dynamique » quand la jauge dit « Bon », ou « Aucune condensation » quand elle dit « Insuffisant ».
Le verdict, c’est la jauge : elle calcule au climat du lieu, mois par mois. Le diagramme sert à comparer et à repérer où la vapeur se condense.
La note en étoiles
Une note sur 5 résume les jauges. Sa règle est simple, et l’outil l’écrit à chaque fois.
| Règle | Ce qu’elle veut dire |
|---|---|
| Les points | Bon vaut 2 points, À surveiller 1, Insuffisant 0. |
| Sans objet | Une jauge « Sans objet » ne compte pas, ni pour ni contre. |
| Le calcul | Les points sont divisés par le maximum possible, ramenés sur 5, puis arrondis au demi-point. |
| Le minimum | Il faut au moins 3 jauges jugées sur 4. Sinon, l’outil affiche « — » et dit pourquoi. C’est le cas d’une cloison, où seul le carbone se juge. |
Isolation Insuffisant, Humidité À surveiller, Été Bon, Carbone sans objet. Cela fait 0 + 1 + 2 = 3 points sur 6, soit 2,5 étoiles sur 5. La phrase sous les étoiles le dit en toutes lettres.
Le mot « estimation » près des étoiles signale qu’une jauge jugée repose sur une valeur estimée.
La note aide à comparer deux parois d’un coup d’œil. Elle ne remplace pas la lecture des jauges : une paroi à 4 étoiles peut avoir un point faible qui compte pour votre projet.
D’où viennent les valeurs
Chaque valeur dit d’où elle vient. Rien n’est inventé : ce qui est estimé est marqué comme tel.
| Mot affiché | Ce qu’il veut dire |
|---|---|
| Documenté | Valeurs relevées sur la fiche technique du fabricant. Ce que la fiche ne donne pas vient de la famille, et la ligne « Source » de la fiche le dit. |
| Référence | Valeurs de référence de la famille de matériau. |
| Estimation (à valider) | Valeurs estimées, à confirmer. |
Le carbone a sa propre preuve, dite à part : « Documenté (EPD) », « Référence (ÖKOBAUDAT) » ou « Estimation (à valider) ». Un produit peut avoir une conductivité tirée de sa fiche et un carbone estimé : chaque preuve est écrite.
Dans les données du 9 octobre 2026, sur 145 produits : 28 ont des valeurs documentées, 115 des valeurs de référence et 2 des valeurs estimées. Pour le carbone : 24 sont documentés, 14 viennent d’une référence et 107 sont estimés.
Lire la fiche d’un produit
Le bouton « Fiche » de chaque couche ouvre la fiche du produit : marque, famille, conductivité λ, masse volumique ρ, chaleur massique c, résistance à la vapeur μ, carbone de fabrication (A1-A3), part biosourcée, épaisseurs courantes, origine des valeurs, source, agrément et déclaration environnementale (EPD). Elle dit aussi si le produit est distribué par NBS.
Sous « Source du carbone », une phrase dit d’où vient le chiffre. Quand le document est en ligne, « lire la source » l’ouvre : vous pouvez vérifier vous-même.
Quand aucune déclaration n’est retenue pour le produit (il n’y en a pas, elle a expiré ou elle ne vaut que pour une épaisseur), le carbone vient d’une famille de matériau, d’un produit voisin, d’un calcul de composition ou, pour quelques produits, de l’ancienne version de l’outil, sans origine écrite. C’est un ordre de grandeur, à valider. La jauge Carbone le signale par le mot « estimation » et nomme les produits concernés.
Le détail, onglet par onglet
Au-dessus des jauges, la coupe et les chiffres. En dessous, six onglets montrent comment le résultat est obtenu.
La coupe dessine la paroi à l’échelle, de la pièce (à gauche) vers l’extérieur (à droite). La ligne noire est la température dans la paroi au mois le plus froid. Chaque catégorie de matériau a son motif et sa teinte, nommés sous la coupe ; une couche existante est plus pâle. Un plan de condensation y est écrit en toutes lettres. Un lecteur d’écran lit aussi la coupe sous forme de tableau.
Les chiffres : neuf tuiles pour le U, la résistance R, l’épaisseur, le poids, la valeur sd, l’eau dans la paroi, le déphasage, l’amortissement et la surface côté pièce. La valeur sd se lit en mots : « Très ouverte à la vapeur » (2 m ou moins), « Ouverte à la vapeur » (6 m ou moins), « Freinée » (20 m ou moins) ou « Fermée à la vapeur ». La surface côté pièce est « Chaude au toucher » à 18 °C ou plus, « Tempérée » à 17 °C ou plus, « Froide au toucher » en dessous.
| Onglet | Ce qu’on y trouve |
|---|---|
| « Couches » | Les valeurs de chaque couche (épaisseur, λ, ρ, μ, R, sd), l’origine des valeurs et la preuve du carbone. Et la règle de l’isolant équivalent : chaque couche et la paroi ramenées à une épaisseur d’isolant de λ 0,040, avec ce qu’il manque pour chaque seuil. |
| « Humidité » | L’eau dans la paroi, mois par mois, en graphique et en tableau. Pour un mur ou une toiture, le diagramme de comparaison DIN 4108-3. |
| « Été » | Déphasage, amortissement, amplitude côté pièce, jour le plus chaud du lieu, jours par an au-dessus de 25 °C et de 30 °C. |
| « Carbone » | Fabrication (A1-A3), stock de carbone biogénique montré à part, part biosourcée, valeurs estimées. |
| « Normes » | L’exigence PEB et le repère 2050 de la région du lieu (des trois régions sans adresse), avec leur source et leur portée. Et l’épreuve « Adaptée à 2050 ? ». |
| « Hypothèses et sources » | Les hypothèses du calcul, ses alertes, les valeurs estimées, les méthodes, le climat et les limites. |
Enregistrer, imprimer, télécharger
Le calcul est ouvert à tous. Garder une trace demande un compte du site NBS.
| Accès | Ce qu’il permet |
|---|---|
| Sans compte | Composer une paroi, voir tous les résultats. |
| Avec un compte | « Enregistrer » et « Mes parois » : vos parois rangées par dossier, à rouvrir ou à supprimer. « Rapport », « Imprimer » et « Télécharger » : le rapport en fichier HTML, ou le tableau des couches en CSV. |
Le compte
Le calculateur n’a pas de compte à lui : c’est celui du site NBS. Si vous en avez un, ouvrez le calculateur depuis nbsdistribution.eu/calculateur, cliquez sur « Enregistrer » ou sur « Rapport », puis sur le bouton de connexion : votre paroi revient ensuite. Sinon, la page de connexion propose une demande d’accès (« Pas encore client ? »), prévue pour les professionnels du négoce. Si votre navigateur refuse le stockage des sites, la paroi en cours peut se perdre pendant la connexion.
Ouvert directement, hors du site NBS, le calculateur propose le lien « Ouvrir nbsdistribution.eu/calculateur ».
Le rapport et le tableau
Le rapport porte votre nom et la date. Il reprend la paroi, les points de vigilance du système, la composition, les quatre jauges, les chiffres, les normes, le carbone, les hypothèses et les valeurs estimées. Il rappelle qu’il ne remplace pas une étude PEB.
Le tableau CSV donne une ligne par couche, avec la preuve de chaque valeur, la preuve du carbone et la source, puis une ligne de synthèse.
Les limites, en toute honnêteté
Un outil utile dit ce qu’il ne fait pas. Voici ses limites ; la plupart sont écrites dans l’onglet « Hypothèses et sources ».
Ce n’est pas une étude PEB. C’est un outil d’orientation. Il ne remplace ni une étude PEB ni une simulation hygrothermique dynamique.
Les ponts thermiques ne sont pas comptés : chevilles, appuis, jonctions avec les planchers et les baies.
Le terrain sous un sol n’est pas compté. Sa résistance (EN ISO 13370) n’entre pas dans le calcul : le U réel d’un plancher sur sol est meilleur que celui affiché.
L’humidité qui monte du sol et la pluie battante ne sont pas traitées. Seule une simulation heure par heure le fait.
Une lame d’air compte toujours comme dans un mur. Sa résistance est celle d’un flux de chaleur horizontal, même en toiture ou en plancher.
Certaines valeurs sont estimées. Elles sont marquées « estimation » et listées dans l’onglet « Hypothèses et sources ». Le carbone couvre la fabrication (A1-A3), pas tout le cycle de vie.
Les seuils de la jauge Carbone sont des repères de l’outil. 0 et 20 kg CO2e/m² ne viennent pas d’une norme.
Le climat 2050 est un scénario. Il suit l’écart retenu par Bruxelles Environnement, tiré du scénario le plus optimiste du GIEC : un ordre de grandeur pour réfléchir, pas une prédiction. Le réchauffement réel peut être plus fort.
Servez-vous du calculateur pour comprendre, comparer et choisir une composition en amont. Pour engager des travaux ou une demande officielle, appuyez-vous sur une étude PEB et sur un professionnel.
Questions fréquentes
Faut-il un compte pour calculer ?
Non. Le calcul et tous les résultats sont ouverts à tous. Le compte, celui du site NBS, sert à enregistrer, imprimer et télécharger.
Le résultat vaut-il une étude PEB ?
Non. Il aide à choisir une composition avant l’étude, pas à la remplacer.
Pourquoi n’y a-t-il pas de note ?
Il faut au moins 3 jauges jugées sur 4. Une cloison ou un plancher entre étages en a moins : l’outil affiche « — » et le dit.
Pourquoi la jauge et le diagramme DIN ne disent-ils pas la même chose ?
Le diagramme DIN calcule à un régime fixe, pas au climat du lieu. Il sert à comparer et peut dire mieux ou moins bien que la jauge. Le verdict, c’est la jauge.
Mon lieu est refusé.
Le climat n’est connu qu’en Belgique et à ses abords. Ailleurs, l’outil refuse plutôt que d’inventer un climat. Si la commune n’est pas trouvée, essayez le code postal.
Mon produit n’est pas dans la liste.
Choisissez le produit le plus proche dans la même famille et lisez sa fiche : l’origine de ses valeurs y est écrite. Vous pouvez aussi nous écrire.
L’écran est-il en néerlandais ?
Non. L’écran du calculateur est en français. Ce guide existe en néerlandais.